De sable et de vent

Cocagne éditions, 2022

Ce livre, De sable et de vent, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre entre deux femmes : Maïa Alonso pour l’écriture et Béatrice Daël pour la publication.

 

« C’est une histoire qui se déroule dans le désert et qui prend une dimension cosmique, universelle et éternelle : elle parle, à chacun de nous, de notre liberté, de notre possibilité d’affronter l’adversité, mais aussi d’accepter la marche du temps, avec la souffrance de la séparation ou de la disparition et du détachement qui viendra, puis de la renaissance. Ce chant poétique est, enfin, pour chacun de nous une leçon d’espérance et d’amour. il se définit dans l’espace - l’Algérie, son histoire et ses légendes millénaires - et dans le temps - l’exode des Français d’Algérie - dont nous célébrons cette année le soixantième anniversaire. 

 

Avec notre ami commun Dominique Feijoo, nous préparions un livre sur les Cagots, lorsque Maïa s’est proposée pour aider à la saisie du texte. Dominique m’a alors conseillé de lire Juste un reflet sur la vitre, sa dernière et septième publication, qui m’a éblouie. Je le lui ai dit et elle m’a donné à lire un nouveau texte, De sable et de vent, qui m’a également enthousiasmée. Je l’ai lu, relu, rêvé en grand format, avec de la couleur, une mise en page et des illustrations qui mettraient en valeur sa beauté et son originalité. C’est à Dominique que nous avons confié  le soin de l’illustrer. Le livre paraît en grand format avec dix-neuf illustrations en couleurs ». Béatrice Daël (éditrice), décembre 2022

Ce texte De sable et de vent a été un éblouissement et une évidence : publier. En grand format, avec des illustrations en couleurs. J’imagi­nais des photos du désert, à la limite de l’abstraction. Maïa a choisi d’en confier l’illustration à Dominique Feijoo. Nous avions exposé ses encres de Chine, noires et abstraites, dans les années quatre-vingt-dix. Son évolution vers la couleur coïncide étrangement avec l’écriture de Maïa qu’elle accompagne et soutient, sans redondance. Ce livre est une folie. Et même plus qu’une ! Mais surtout une jubilation. Une joie.

 Ce titre ne paraît pas correspondre au choix de nos lecteurs habituels. Et pourtant... Il s’ouvre sur le témoignage d’une enfant de quinze ans, arra­chée à sa terre natale de sable et de vent, pour rejoindre sans retour une patrie inhospitalière et glaciale. Ce sont ensuite les pérégrinations, au cours des siècles, de Nartaïr. Il reçoit l’enseignement de personnages, incarnations de cités disparues ou héros de la mythologie de cette terre, depuis la nuit des temps. Et de tous ces envahisseurs qui se sont suc­cédé, sans jamais l’asservir.

 C’est une histoire qui se déroule dans le désert et qui prend une dimen­sion cosmique, universelle et éternelle : elle parle, à chacun de nous, de notre liberté, de notre possibilité d’affronter l’adversité, mais aussi d’accepter la marche du temps, avec la souffrance de la séparation ou de la disparition et de la mort – y compris de la nôtre – du détachement qui viendra, puis de la renaissance.

 Ce chant poétique et envoûtant est aussi, d’abord et enfin, une leçon d’espérance et d’amour.

                                                                                            Béatrice Daël, Présidente de l’association des éditions Cocagne

L’association des éditions Cocagne, au service de la philosophie décentralisatrice de Félix-Marcel Castan dans ses écrits, sa pensée et ses réalisations donne la priorité à la publication et à la diffusion des textes inédits et déjà parus de cet auteur. Vient ensuite la mission de réhabiliter des auteurs ou des créateurs de portée universelle, oubliés ou écartés à cause, le plus souvent, de leur caractère pluraliste. C'est le cas de Maïa Alonso.

 L’association fonctionne grâce à l’implication de ses bénévoles, pour l’exécution du travail d’édition, et par la participation de ses fidèles lecteurs qui précommandent l’ouvrage à paraître.  

Maïa Alonso est de ces auteurs auxquels le temps réserve une place particulière et dans les cœurs et dans la grande bibliothèque de la tendresse humaine. (Patrice Guirao, écrivain)

La dépêche du Midi toulousaine (mars 2015) : "Maïa Alonso vit en Gascogne après une jeunesse nomade entre Mascara, Toulouse, Londres et Paris. Elle a publié trois romans : L’odyssée de Grain de Bled en terre d’Ifriqiya (L'Harmattan, 2013) ; Le soleil colonial – Au royaume des cailloux (Éditions Atlantis, 2014 ; Prix Terre d’Eghriss 2014) et Les enfants de la Licorne (Éditions Atlantis, 2015). Elle revient pour la 3e fois à la journée du livre du Castéra. C’est un couple de lecteurs passionnés qui lui a fait rencontrer Denise Verdié. La richesse de cette journée qui inaugure le printemps a de quoi fidéliser les auteurs, ravis de revenir à ce rendez-vous des lettres et de l’amitié. Maïa Alonso est née en Afrique : « Toute petite, je mangeais la terre. Je voulais être la terre. Je la respirais. Elle sentait bon, elle était rouge. Depuis j’écris pour la retrouver dans mes mots qui la ressuscitent. Elle est en moi, elle est moi. Je suis née d’elle. C’est un peu cela que j’ai voulu raconter avec Grain de Bled. Grain de Bled, c’est mon âme qui a labouré le temps et l’espace pour s’en nourrir, se construire, avant de choisir de venir s’incarner en moi. En Occident, je me sens nomade, juste une passagère. Ma maison, ce sont les mots. Sans eux, je ne suis plus seulement en exil, je deviens une naufragée. Je pourrais me noyer. Alors, j'écris des histoires (nouvelles, romans...), des poèmes, et même des chansons. Mais aussi des petits riens de la vie de tous les jours, je prête ma plume aux gens, je raconte les faits et gestes du quotidien pour ma chronique journalistique. Les êtres de rencontre me passionnent, me réchauffent le cœur. » Effectivement, le dénominateur commun à ses romans : L’amour de la terre, qu’elle soit algérienne ou languedocienne, voire gasconne."